Regards croisés

« Nous prévoyons
de compartimenter
les espaces en
trois catégories. »

Clément ColinChef du service du patrimoine et de la prospective,
direction des Affaires scolaires (DASCO)

Ouvrir l’école à un autre public, est-ce évident ?

Clément Colin : Nous travaillons à ouvrir les écoles le plus possible vers les quartiers et les habitants. Nous devons pour cela faire face à des contraintes importantes de sécurité suite aux attentats et réglementaires puisque le code de l’éducation ne nous permet pas d’activités rémunérées au sein des établissements scolaires. Des associations utilisent déjà les locaux des écoles, une première piste serait de développer davantage cet usage. La règle à respecter est que l’école du super équipement doit fonctionner aussi bien que n’importe quelle école.

Comment cela va se traduire ?

C. C. : Nous prévoyons de compartimenter les espaces en trois catégories : les espaces propres à chaque équipement, les espaces mutualisés entre les différents équipements et ceux qui pourront être ouverts vers le quartier. Pour l’école, les salles de classe seront strictement réservées à un usage scolaire, les salles de motricité ou le préau pourront être mis à disposition d’associations et la bibliothèque pourra être ouverte aux familles le week-end. À ce stade, nous avons défini dans le programme les surfaces nécessaires au fonctionnement de l’école et présenté des pistes de mutualisation afin que les équipes d’architectes puissent réfléchir et nous proposer un schéma de fonctionnement innovant et ambitieux.

Quel regard porte l’Éducation nationale sur ce projet ?

C. C. : Nous avons travaillé ce projet avec nos partenaires qui sont séduits par l’idée des mutualisations. Cela leur permettra d’assurer une continuité pédagogique entre la crèche et la maternelle, puis entre la maternelle et l’élémentaire. Or, ils ne sont pas prêts à ouvrir les salles de classe à d’autres usages. Dans le futur, on pourrait imaginer une salle en gradins rétractables dotés de rangements pour le matériel scolaire qui permettrait de déployer d’autres activités le week-end. Un autre atout du projet concerne le gymnase implanté sur le site qui évite aux élèves de se déplacer.