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Hommage à nos poilus

Monument

Paris a désormais son monument aux morts de la Première Guerre mondiale présentant une liste de la totalité des soldats parisiens. Inauguré le 11 novembre, il est installé sur le mur d’enceinte du Père-Lachaise, boulevard de Ménilmontant. Sur 270 mètres de long, les plaques en acier bleu horizon, rappelant la couleur des uniformes des soldats, égrènent par année puis par ordre alphabétique le nom de 94 415 Parisiens morts pour la défense de leur pays. Il y a six ans, la direction des Affaires culturelles a soutenu le projet de Paris 1 Panthéon-Sorbonne pour collecter tous les noms, soit 95 000, inscrits dans les livres d’or conservés dans les mairies d’arrondissement. La constitution de cette base de données a permis la réalisation en 2016 du monument aux morts virtuel. Un important travail scientifique de vérification et d’actualisation a été engagé par le département de l’Histoire, de la Mémoire et des Musées associatifs pour constituer la liste destinée à figurer ensuite sur le monument physique. Il aura fallu un an pour éliminer les doublons, retrouver les noms des soldats des mairies des 3e et 6e qui n’avaient pas de livres d’or, ajouter les prénoms souvent incomplets.

Corriger les listes

La liste de tous les soldats décédés lors de la Première Guerre mondiale issue des livres d’or comporte de nombreuses erreurs. « La corriger est une opération complexe. Pour exemple, une personne peut être déclarée décédée dans plusieurs arrondissements », expliquent Frédéric Jimeno et Céline Aveline, chargés plus particulièrement de ce travail de recherches à partir des registres d’État. Le département des Édifices cultuels et historiques a pour sa part installé le monument début octobre. « J’ai suivi la partie technique pour la réalisation du monument. Il a nécessité de nombreux réglages des plaques pour s’adapter à la pente de la rue. Nous en avons profité pour rénover et réaménager l’espace avec la direction des Espaces verts et de l’Environnement et la direction de la Voirie et des Déplacements, explique Jean-Raphaël Clastot. L’ancienne jardinière a été transformée en un parvis réalisé à partir de dalles de granit de réemploi, avec de petits arbustes le long du mur, et le revêtement du trottoir entièrement refait. »