Demain la ville

Start-up de Ville saison 2

La deuxième édition du programme Start-up de Ville a eu lieu vendredi 25 mai à l’Hôtel de Ville. à l’issue d’une journée de coaching, douze candidats ont présenté leur projet devant le jury qui en a sélectionné quatre.

Lancé en janvier 2017, le programme d’intrapreneuriat Start-up de Ville vise à identifier et à accompagner des agents porteurs d’un projet de nouveau service numérique. Paris est la première collectivité à s’être engagée dans un tel dispositif inspiré du programme Start-up d’état qui compte déjà une quarantaine de projets.

« Le principe est de faire remonter des idées des agents, qu’ils les portent et les développent en s’inspirant du mode de fonctionnement des start-up à partir des méthodes agiles et d’itération », explique Sabine Romon, responsable du pôle Innovation au Secrétariat général (SG). Les objectifs visent ainsi à permettre d’accélérer les solutions plus proches du terrain, à valoriser les idées et les compétences des agents et à moderniser l’administration en plaçant l’utilisateur au centre de la démarche de service.

Séance de coaching

C’est au cours d’une journée de coaching organisée à l’Hôtel de Ville que les candidats de cette deuxième édition ont pu préciser leur projet et s’entraîner à le présenter. Pour les y aider, l’équipe du NUMA, l’incubateur qui accompagne la Ville dans cette démarche, était présente ainsi que Vincent Morel de la direction des Systèmes et Technologies de l’information (DSTI), Jean-Philippe Clément et Rachel Bousquet du Pôle Innovation.

En fin de journée, chacun des candidats disposait de 3 minutes pour convaincre le jury composé de l’adjoint à la maire Emmanuel Grégoire, Thierry Weibel (DSTI), Sabine Romon et d’Ishan Bhojwani de l’Incubateur de Services Numériques de l’État. Après délibération, quatre lauréates ont été désignées. Dès septembre, elles démarreront une phase dite « d’accélération » chez NUMA. Pendant un mois, elles pourront ainsi approfondir le travail pour développer un prototype de solution numérique, mais aussi valider l’envie de continuer l’aventure.
Un prototype numérique

À l’issue de cette première phase, un bilan sera effectué en lien avec les directions métiers et la DSTI. Une seconde phase de développement informatique débutera en octobre. Les porteuses de projet passeront alors cinq mois chez NUMA en mode start-up avec un développeur professionnel. Elles seront rejointes par Lucia Messanvi, lauréate de la première édition du programme, qui démarrera en même temps la phase de développement informatique de son projet.

Les quatre lauréates

Où en sont les premiers projets ?

Allo Anim, proposée par Christian Bockarie de la direction des Affaires scolaires, est en cours de développement dans deux CASPE et sera étendue à l’ensemble des arrondissements cet automne. Cette plateforme permet de mettre en relation les animateurs périscolaires habilités avec les écoles qui ont besoin d’eux.
Vite un lieu, proposé par Jean Karinthi de la direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des Territoires pour aider les associations à trouver une salle : le code et la base de données seront mis en open source. Des échanges sont en cours pour une utilisation de la solution numérique par un ou plusieurs acteurs du monde associatif.
Quelleaideadom, un comparateur de services d’aide à domicile proposé par Lucia Messanvi de la DASES, va entrer en phase de développement. Ce projet a créé une dynamique au sein de la direction qui a réfléchi à montrer d’autres projets.