Dossier

Repenser la ville de demain

Paris doit se réinventer pour construire une ville à l’air sain, neutre en carbone et alimentée exclusivement en énergies renouvelables.

Pour atteindre le « zéro émission », il faudra diviser par deux les consommations énergétiques de Paris et consommer 100 % d’énergies renouvelables. D’ici à 2050, plus d’un million de logements et plus de 50 millions de mètres carrés de commerces, bureaux, hôtels et équipements publics (responsables de plus de 20 % des rejets carbones de la ville) devront avoir bénéficié d’une rénovation énergétique.

En matière de mobilité, la fin des véhicules diesel est prévue pour 2024 et celle des véhicules essence en 2030. Plus de 1 000 km de voies cyclables seront ouvertes en 2020 et la vitesse de circulation sera abaissée à 30 km/h en dehors des grands axes. Le développement des circuits courts et de l’économie circulaire participera aussi à réduire l’empreinte carbone. Concernant la valorisation des déchets, la collecte des déchets alimentaires sera généralisée à compter de 2020.

Un air plus sain

L’air fait son apparition dans le plan pour qu’en 2030 plus aucun Parisien ne soit exposé à des dépassements de seuils de pollution atmosphérique selon les préconisations de l’Organisation mondiale de la santé. Il incite notamment à la disparition des chaudières à fioul dans Paris (7 % du parc parisien), pour contribuer à la fin des énergies fossiles et diminuer ainsi les polluants atmosphériques. Le Plan Pluie participe à l’adaptation de la ville au futur climat en visant à restaurer le cycle naturel de l’eau et à renforcer la présence de l’eau et de la nature à Paris.

La protection des Parisiens les plus vulnérables, notamment en cas de canicule, sera améliorée grâce à des îlots de fraîcheur accessibles par chacun en 7 minutes maximum ainsi que par des espaces ombragés. Dans cette optique, la Ville va accentuer sa politique de végétalisation : 30 hectares supplémentaires d’espaces verts et 20 000 arbres seront plantés d’ici à 2020. Petites forêts urbaines, cours d’écoles « oasis » et rues végétales sont aussi au programme, comme le développement de l’agriculture urbaine sur les toits.

Un nouveau volet concerne le financement et l’accélération de la transition écologique dont la création d’un fonds vert pour investir dans les entreprises qui développent les solutions du Paris de demain.