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Le futur premier secteur
se dessine

Réforme

La fusion des 4 arrondissements centraux, dans le cadre de la réforme du statut de Paris, a été entérinée par la loi du 28 février 2017 qui crée également une conférence d’arrondissement afin de préparer l’installation de ce futur secteur. Il entrera en vigueur après le second tour des élections municipales de 2020.

Cette réforme vise plusieurs objectifs. Tout d’abord, corriger les déséquilibres démographiques et de représentation des Parisiens au Conseil de Paris. Ainsi, le nombre cumulé de conseillers d’arrondissement, actuellement de 40 sur les 4 arrondissements centraux, passera à 16 sur le futur secteur. En revanche, le nombre de 8 conseillers de Paris restera inchangé. Par ailleurs, il s’agit de renforcer les services à l’usager en mutualisant les compétences grâce au regroupement et en assurant une meilleure continuité du service public.

Une démarche participative

La conférence d’arrondissement réunit l’ensemble des conseillers d’arrondissement concernés. Un bureau, composé des quatre maires d’arrondissement et d’un représentant de la maire de Paris, assisté par le Secrétariat général et la direction de la Démocratie, des Citoyen.ne.s et des Territoires (DDCT), coordonne ses travaux. La conférence travaille à l’élaboration d’un rapport relatif aux modalités de mise en œuvre du regroupement. Il comprendra des propositions relatives à l’organisation des services et aux conditions de travail des agents, à la mise en commun des moyens financiers et des équipements locaux, ainsi qu’au siège de la mairie d’arrondissement du premier secteur.

Au total, 131 agents sont concernés pour la DDCT, 103 pour le Centre d’action sociale de la Ville de Paris qui devraient être regroupés au sein d’une même entité, ainsi que les personnels des quatre Caisses des écoles puisque celles-ci seront transformées en caisse unique.

Le rapport sera d’abord soumis pour avis aux conseils de quartier des arrondissements concernés, puis à la maire de Paris au plus tard le 31 décembre 2018. Il fera ensuite l’objet d’un débat au Conseil de Paris.